Les fonds oubliés reviennent au cœur des recherches familiales

Des documents longtemps difficiles à repérer réintègrent les circuits publics de la recherche généalogique. Les Archives du Nord ouvrent ainsi 323 000 fiches de décès couvrant les années 1969 à 1975. Héritières des anciennes tables de successions et absences, elles renseignent l’identité du défunt, son domicile, sa profession, ses héritiers, leur degré de parenté et les éléments déclarés de la succession. En Seine-et-Marne, la restitution d’un minutier notarial de 1585, retrouvé dans une boîte à livres, comble parallèlement une lacune documentaire avec des contrats de mariage, testaments, inventaires, partages et donations. Ces deux opérations renforcent un même enjeu : remettre à disposition des chercheurs des pièces capables d’éclairer les patrimoines et les liens familiaux au-delà de l’état civil. Elles rappellent aussi la responsabilité des services d’archives dans l’identification, le classement, la conservation et la diffusion de fonds publics parfois dispersés.