Les archives de guerre franchissent un seuil avec des index nominatifs consacrés aux combattants, victimes et populations surveillées. Dans le Lot, 41 428 références de dossiers de l’ONACVG couvrent des conflits de 1870 aux opérations extérieures, même si les pièces restent consultables en salle ou sur demande.
En Lot-et-Garonne, les recensements d’étrangers de 1944 et 1947 renseignent nationalité, arrivée en France, situation familiale et profession ; les déclarations imposées aux Juifs en 1941 sont accessibles par ordre alphabétique. Ce passage de la cote au nom pourrait accélérer la reconstitution de parcours militaires, migratoires et familiaux dispersés.
Il exige toutefois une lecture critique : lacunes, erreurs de date et catégories administratives héritées de régimes de surveillance imposent de vérifier chaque identité. Les restrictions de communicabilité rappellent enfin que l’ouverture technique ne supprime ni la protection des personnes ni le besoin de contextualiser des documents produits pour contrôler, exclure ou indemniser.

